Donc voilà, je suis une lève-tôt.
Et dans notre société de lève-tards il m'a fallu près de 32 ans pour l'admettre.
Le déclic s'est produit il y a quelques semaines, un petit matin où Bouddha avait décidé que la paupière que j'avais péniblement ouverte ne méritait pas d'être refermée. Ce matin là (juste après le passage à l'heure d'été, facteur aggravant) j'ai bien failli le coller au mur avant de comprendre son point de vue. Je crois qu'il avait compris mieux que moi quel était mon rythme.
Le soir même, comme d'habitude, je m'endormais devant la télé vers 22h avant d'aller péniblement me coucher à la fin du film/série vers 23.
Et la lumière fut. Pourquoi donc persistais-je à m'assoupir devant des programmes alors que tous les soirs à 22h le marchand de sable / Morphée me rappelle à son bon souvenir ?
Et pourquoi persister à perdre mon temps à dormir tous les matins alors qu'à 6h mes sens s'éveillent ?
Ben parce que se lever tôt, c'est bizarre (surtout le week-end, là ça fait carrément extra-terrestre). Et puis se coucher tôt ça fait vieux et triste.
Oui, certes. Mais se coucher avec son horloge biologique, ça fait un bien fou. A peine le temps de penser à quelques détails de la journée, que plouf, le sommeil vous emporte.
Quant au matin... ah quel bonheur que ce petit matin silencieux. Le monde vous appartient. S'il fait beau vous pouvez contempler à loisir la couleur du ciel qui change et vous enivrer de cette énergie à nulle autre pareille. S'il fait gris le monde semble enveloppé dans un cocon douillet qui ne demande qu'à être savouré. Le petit déjeuner dans le silence de l'aube (ou qui précède l'aube selon les saisons) a quelque chose de magique. C'est un moment pour soi, rien qu'à soi. Un moment précieux où l'on tourne au ralenti. Le silence du monde ambiant incite à prendre son temps, à agir moins vite et moins fort. Quand on allume la radio, on baisse le son. Quand on ouvre les portes des placards, on les referme doucement.
Et quand enfin le monde commence à s'éveiller autour de vous, vous êtes fin prête pour l'accueillir. Sereine, disponible, patiente, à l'écoute.
A chacun son rythme. Moi j'ai trouvé le mien
samedi 12 juin 2010
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Hé, les ami(e)s d'Alice!
RépondreSupprimerC'est génial qu'elle ait repris son blog, non? Encourageons-la, pour qu'elle persévère! D'autant qu'il y a matière à commentaires sur plein de trucs.
Mom
Je me disais aussi que j'ai juste l'impression de n'avoir pas d'amis parce que y a que ma maman qui commente...
RépondreSupprimernon non chuis là aussi...euh, j'me fais l'effet d'un Ross là ;)
RépondreSupprimerJ'ai toujours eu un côté Monica...
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