Je continue avec celle qui a peut-être le plus marqué ma vie. D'habitude dans mes posts on rigole mais là désolée, ça va pleurer...
La Mouse (officiellement : Mues = souris en alsacien) (1984-1999) : tigrée gris au menton gris qui tirait vers le blanc.
Une sale bête. Y a pas d'autre mot. Une vraie chatte sauvage. Mais je l'adorais. J'avais 6 ans quand elle a débarqué chez nous un beau jour de septembre. C'était une petite boule de poils, un peu miteuse. Elle devait avoir un ou deux mois à tout casser. Maman a ouvert la porte du palier de la cuisine et cette petite chose à levé sa tête et a foncé tout droit à travers la cuisine vers la gamelle des chats (Nagra et Puma) qui ont regardé cette intruse vider les restes de pot-au-feu qui s'y trouvaient.
Par la suite, la petite chose en question a décidé de s'installer. Malgré la guerre farouche que lui livrait Nagra. Je me souviens de scènes où elle l'acculait dans un coin, au point que la petite en faisait caca de peur.
Mais elle a tenu bon. Et l'animosité s'est apaisée. Elles ne sont jamais devenues copines mais se toléraient.
On l'a très vite surnommée la flèche parce qu'il était impossible de mettre la main dessus. Quand on cherchait à l'attraper elle nous filait entre les jambes. Et quand on pouvait la tenir elle grognait tant qu'elle pouvait.
Avec le temps elle a commencé à s'apprivoiser. Quand Nagra, puis Puma, sont morts, elle est restée seule maîtresse à bord. J'ai toujours gardé l'habitude de laisser la porte de ma chambre ouverte. Même si elle ne venait pas se faire câliner, elle avait l'habitude de dormir avec moi. Et puis on faisait des promenades dans le jardin. Elle me suivait ou me précédait. On faisait notre tour. C'était de très bons moments.
Adolescente, elle est devenue ma confidente. Quand je pleurais, elle venait me consoler (ou essayer de me faire arrêter car le son la dérangeait). Quand elle venait se coucher sur le dossier du canapé où j'étais assise, je la prenais pour la mettre sur mes genoux. Elle le savait, c'était devenu un jeu. Et puis elle venait aussi se coucher d'elle même sur nos genoux mais 5 minutes avant la fin du film, pas avant.
Et puis elle était la spécialiste des courses folles. Je n'ai jamais vu de chat aussi joueur. Elle courait après sa queue ou sautait sur les ombres. On pouvait aussi batailler. C'est avec elle que j'ai appris à ne pas craindre les morsures et les griffures. Car si elle ne voulait pas de câlin (c'est à dire tout le temps), elle n'hésitait pas à sortir les armes.
C'était mon Schmürtz, mon bébé, ma sale bête. 15 ans passés ensemble. 15 ans de complicité, de disputes, de réconciliation. Elle est partie quelques semaines après mon départ de la maison. Elle était bien malade depuis déjà longtemps. Elle est enterrée sous le pin, dans le jardin, dans mon vieux pull sur lequel elle aimait dormir.
(Promis, demain on ressort la gaudriole)
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On les aime, nos amis... Et ils nous manquent quand ils s'en vont...
RépondreSupprimeroui. on ne les oublie jamais. ils ont tellement marqué et accompagné nos années...
RépondreSupprimerOoooh... C'est une banalité comme tant d'autres, tout le monde a sa fin sur cette Terre, mais c'est toujours une effroyable tragédie lorsque ça nous touche. Je crois que mon chat ne va pas tarder à avoir la même fin d'ici peu...
RépondreSupprimer/hug Alice....
RépondreSupprimermerci Angie !
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