Et oui, voilà Taz. Il a environ 6 ans et a été adopté à la SPA de Saverne le 22 mai.
En fait, nous avions repéré sa bouille il y a plusieurs mois sur leur site (le meilleur que j'ai vu) mais nous avons longuement hésité. Peur de se tromper, peur de rendre Bouddha malheureux, peur qu'il ne s'adapte pas.
Bref, finalement, le dernier séjour de Bouddha chez la soeur de Francis et sa ménagerie (deux chats et un chien) nous a décidé. Notre bidule n'était vraiment pas fait pour vivre seul.
Et puis la bouille de Taz, vraiment, irrésistible. Et le site le décrivait comme très malheureux au refuge.
Il est venu un moment où nous avons su que c'était la chose à faire.
Nous avons donc pris contact avec les gens de la SPA et pris rendez-vous pour le samedi après-midi.
Partis le samedi matin, arrivés à Saverne vers 13h, une p'tite pause au centre-ville pour manger, et hop, SPA à 14h.
Première rencontre avec Taz qui avait été mis dans une petite pièce à l'écart.
Le pauvre était terrifié, au fond d'une caisse. Nous avons doucement enlevé le couvercle et commencé les papouilles. Au bout de quelques minutes, un premier espoir : il s'est légèrement frotté contre ma main.
J'en avais les larmes aux yeux.
Puis nous sommes allés faire les papiers. A notre retour, il avait changé de cachette et il a fallu forcer un peu pour l'en déloger. Petit câlin puis direction la caisse et la voiture.
Francis au volant, je me suis assise à l'arrière à côté de lui.
Premières minutes, premiers pleurs. Et premier pipi. Heureusement la SPA nous avait donné deux alèzes, dont une pour la caisse.
J'ai tenté quelque chose que je ne conseille pas (très dangereux) : j'ai ouvert la porte.
Taz est sorti, est venu sur mes genoux (recouverts de l'autre alèze) et y a passé tout le trajet.
De temps en temps il levait la tête vers moi avec un regard implorant. Mais il semblait en confiance.
Arrivés à la maison en fin d'après-midi. Le premier contact avec Bouddha a été excellent. Tout en lui disait "chouette un copain".
Mais ledit copain, terrifié, a commencé par aller se cacher dans un recoin du salon.
Au cours de la soirée nous sommes allés le chercher pour lui montrer la gamelle et la litière, mais le pauvre ne songeait qu'à se cacher.
Pour la première nuit nous avons choisi de séparer les deux : Taz au salon (et l'étage accessible par l'escalier), Bouddha le reste.
Le lendemain matin bien sûr, impossible de retrouver Taz. Après une matinée de recherche, nous avons fini par le dégoter planqué dans un recoin au dessus du ballon d'eau chaude. Heureusement il n'y est pas resté trop longtemps. A notre retour d'une petite course, nous l'avons retrouvé dans une autre cachette, plus accessible et nous avons condamné l'autre.
A partir de là, nous avons décidé qu'il vaudrait mieux qu'il se familiarise avec les lieux dans un endroit plus sécurisé. Donc direction la chambre. Notre inquiétude grandissait car il n'avait rien mangé depuis son départ de Saverne.
Nous lui avons installé ses gamelles et sa litière, un coin dodo et tout le nécessaire. Mais le pauvre était intouchable, sous le lit, bien au fond. De temps il sortait se mettre sous la couette (tout au fond) et chaque tentative pour le câliner ne donnait qu'un air craintif et peureux.
Pour éviter toute jalousie, nous avons choisi de faire chambre à part le temps de l'isolement. J'ai donc dormi au salon, avec Bouddha pendant ces quelques jours.
Le lundi, aucune amélioration. Nous avons fini par trouver du Feliway, hormones apaisantes pour le chat que nous avons vaporisé dans la chambre.
Finalement le lundi soir, Taz a mangé... et tout vomi. Il a fallu déplacer le lit pour nettoyer mais nous étions ravis. D'autant qu'il a re-mangé dans la foulée et cette fois sans problème. Ouf.
Le mardi nous retournions au boulot. Donc toute la journée, Taz est resté seul dans la chambre porte fermée.
Le soir même, Francis a tenté une nouvelle approche câlin sous la couette. Quand je les ai rejoints, Taz s'est libéré d'un coup et nous a offert un premier câlin fabuleux, avec déambulation dans la chambre, ronronnement, frottement et tout. Nous étions au bord des larmes.
Le reste de la semaine l'amélioration s'est poursuivie. Nous avons décidé d'ouvrir les portes et Taz est reparti à l'étage. Ses cachettes étaient moins inacessibles et j'ai pu l'en faire sortir à force de caresses dès le jeudi.
Depuis lundi soir il descend même volontiers de l'étage, pas uniquement pour manger et faire ses besoins mais également pour des câlins ou pour nous observer vivre. Il est très gourmand et s'est refait une bonne santé physique (attention, tendance à l'embonpoint à surveiller).
Ce n'est pas encore l'amour fou avec Bouddha. Celui-ci est un peu trop vif et agité à son goût. Mais ils mangent ensemble et commencent à jouer (essentiellement la course poursuite : Bouddha poursuit, Taz court).
C'est un amour de gros matou et son regard vert me chavire à chaque fois. Il a cette douce sérénité et même une lueur de reconnaissance. Au fur et à mesure qu'il reprend confiance en lui, et en nous, les choses ne vont qu'en s'améliorant.
Pour finir, le lien vers le site de la SPA de Saverne, dont les responsables et les bénévoles font un boulot extraordinaire. Ils passent un temps fou avec les animaux, prennent des photos et des vidéos, connaissent les animaux et sont un vrai conseil pour les adoptants.
Alors si vous êtes dans le coin (ou pas) et que vous cherchez un animal (ou pas), n'hésitez pas à passer les voir : http://spasaverne67.free.fr/

Même si on s'est vus souvent depuis (enfin jamais assez...), bien contente de te retrouver dans ces pages. Marrant, d'habitude je jette un coup d'oeil tous les jours, mais hier je n'y ai pas pensé. Alors deux histoires d'un coup, chouette.
RépondreSupprimerPour Taz, il y aura encore à passer l'épreuve "ciel, y a un(e) visiteur(se) qui dort (essaie de dormir) dans MON étage!
Bizz à tout ce monde
Mom
Tata Aude se propose aussi de venir prendre des photos. On va attendre encore un p'tit peu avant d'introduire des z'étrangers à la maison.
RépondreSupprimerMais il va s'y faire. Et puis il y a son point faible : il aime trooooOOOooop les câlins (et les os de poulet...)
Il a l'air chou ce gros matou !
RépondreSupprimerC'est génial d'avoir offert un compagnon à Bouddha, c'est un très beau geste !