vendredi 18 juin 2010

Une journée de la vie de Taz (2e partie)

Dans la journée Taz bouge peu. Si l'humaine vient le voir,  il sort de sa cachette et vient se faire gratouiller partout dans un grand renfort de ronronnement et de coups de boule. Il a deux tactiques, en fonction de l'impératif besoin du câlin.
Soit il se contente de se vautrer sur la moquette de tout son long en étirant les papattes et en offrant son flanc et son ventre aux gratouilles, le tout accompagné bien sûr d'un regard à faire fondre un iceberg.
Soit il vient lui même chercher de (très) près les papouilles en escaladant les genoux de son humaine (lesquels genoux survivront mieux au traitement recouverts d'une épaisse couche de vêtement type armure médiévale). Ensuite il peut planter ses griffes dans lesdits genoux en ronronnant de plus belle et en défonçant soigneusement le nez et les lunettes de l'humaine à coups de boule décidés.

Le soir.
Quand l'humaine rentre (en général la première), elle trouve Taz en haut de l'escalier. L'oeil vaseux laisse à penser que Taz émerge d'une longue sieste. Mais très vite un seul objectif apparait dans ses pupilles : manger.
Car Taz sait que cette humaine n'est pas que pourvue d'une paire de mains gratouilleuses mais qu'elle seule sait aussi ouvrir les sachets de boubouffe qui lui donne cette haleine de phoque.

Mais l'humaine est agitée. Elle va, bouge, commence par papouiller Bouddha. Taz se poste près de la porte de la cuisine à nouveau, échappe aux tentatives de caresses, fait entendre son étrange miaulement.
Une fois la gamelle (enfin) pleine, Taz procède de la même manière que le matin (voir post précédent) : nettoyage, crotte. Parfois s'ensuit une course poursuite avec Bouddha. Puis re-escalier.
Ces jours-ci, l'étape escalier est peu à peu remplacée par l'étape plumard. Dont il prend possession en s'y étalant et en jouant avec les moindres bout de tissus qui s'y trouvent.

A moins que par un élan de désir félin compensant la peur du lieu Taz ne se décide à sauter sur le canapé et à se blottir contre les jambes de l'humaine. Près à bondir au moindre bruit suspect, à savoir notamment l'arrivée de l'humain.
Car l'humain provoque encore en Taz des accès de peur. Certes, il est lui aussi doté de mains qui gratouillent et nourrissent. Mais il voit peu ces mains, absentes ces temps-ci. Et se laisse plus difficilement approcher.
Cependant, la curiosité féline, ainsi que le désir grandissant d'occuper les meilleures places (lit et canapé), poussent petit à petit Taz à vaincre sa peur et à accepter cette deuxième présence.

Dans la soirée, parfois Taz joue.
Seul la plupart du temps. Les humains s'en rendent compte en entendant un tougoudoum tougoudoum répétitif venant de l'étage. Signe que Taz se course-poursuite tout seul.

En fin de soirée, l'humaine vient faire un dernier câlin à Taz. Moment de bonheur trop court. Mais signe que la voie est libre. Taz désormais descend occuper sa place de choix de la nuit : sur le lit aux pieds de l'humaine. Il est ainsi en première ligne pour l'arrivée du p'tit déj'.

10 bafouilles:

  1. Je le sais depuis toujours : je veux me réincarner en chat !!! ^^

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  2. et moi donc. enfin ça dépend quel genre.
    donc je précise : en chat domestique qui n'en fout pas une et se fait chouchouter à longueur de temps

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  3. C'est sûr, il y a pire comme situation! Et si on admet (j'ai lu ça qq part, sais plus où) qu'être libre, c'est ne pas avoir de responsabilités, alors on retombe sur nos papattes.
    Mom

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  4. je dirais aussi qu'être libre c'est faire ce qu'on veut.
    mais d'après Laurent Gounelle, on est libre quand on a le choix, or, on a toujours le choix.
    donc on est toujours libre.
    CQFD

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  5. Trop philosophique pour moi ! lol
    Donc, je reprends : je veux me réincarner en chat domestique chouchouté à donf et bien nourri ! ^^

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  6. Alice: Le choix n'est-il pas aussi une contrainte? Par exemple quand tu dois faire ou ne pas faire une chose et que tu es OBLIGé de décider. Ou comme j'aime à soupirer devant la vitrine des pâtisseries: choisir c'est renoncer...
    Ayesha: de toutes façons, c'est rapé pour le bac de philo (enfin pour cette année...) ;-)

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  7. le choix n'est une contrainte que si on le considère comme tel.
    car on a aussi le choix de voir ça comme une chance. non pas de renoncer mais d'avoir quelque chose.

    bon, c'est vrai, le coup du renoncement je l'avais utilisé aussi. et c'est vrai que ça aide dans le choix. mais il faut que ce soit dans le sens positif.
    exemple pâtissier : si je choisis la tarte au lieu de l'éclair, je renonce à l'éclair, certes. mais j'ai le bonheur de la tarte et je m'offre le choix de choisir l'éclair la prochaine fois.

    ou alors je choisi de voir ce choix comme une souffrance ou comme une opportunité.

    on en revient toujours au verre à moitié vide ou à moitié plein

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  8. Mom, tu peux décider aussi de ne pas décider !! :D

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  9. C'est encore décider! Si tu cherches bien, tu passes ton temps à prendre des décisions, mêmes minuscules. Mais après tout oui, vous avez raison, c'est quand même ça, être libre. Peut-être...

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  10. Et si je choisis de prendre la tarte et l'éclair ? ;-))

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